La désertification des centres-villes

Dans les rues du cœur des villes de 100 000 habitants et moins, la vacance commerciale s’accroît : de 6% en 2001, elle passe à environ 10%.

Plusieurs raisons :

  • atonie économique générale qui pèse sur la consommation avec des arbitrages entre les différents achats
  • développement du e-commerce : le portefeuille du consommateur n’étant pas extensible, celui-ci privilégie l’achat livré à son domicile (à nuancer selon le type d’achats : textile, produits techniques, billets de train… et la dématérialisation des services comme les livres et autres biens culturels par exemple)
  • périphéries qui se renforcent avec des galeries & parc commerciaux attractifs
  • manque d’attractivité touristique ou culturelle du centre-ville

Alors la désertification est-elle inéluctable ?

Il existe des solutions à mixer :

  • optimisation des transports publics pour « atteindre » le cœur de ville
  • commerce de proximité qui se dynamise y compris des enseignes internationales qui captent ce créneau : H&M à Alençon…
  • des expériences locales innovantes : A St Brieuc, la ville conduit une expérience avec la CCI locale et le Crédit Agricole ouverture de 4 cellules commerciales proposées à des prix trés attractifs à de nouveaux commerçants afin de tester leur concept ==> si cela fonctionne, ces nouveaux commerçants s’installent dans un local commercial conventionnel ; taxe sur les friches commerciales ; création d’un comité d’enseignes pour éviter les doublons.
  • nouveau modèle de supermarché ? voir l’article sur la LOUVE
  • des associations actives dont le CMCV (Club des Managers de Centre-Ville – https://www.clubdesmanagers.com/) au côté de l’ensemble des acteurs (commerce, villes et territoire)

A suivre pour éviter un accroissement de cette désertification des commerces en cœur de ville

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